morceau choisi du chapitre 3

Première apparition de Procératosaurus

 
 
 
Lyzie, cachée sous une énorme racine accompagnée de Colette, Patrick, Caroline et Mickaël, lui intimait l’ordre de se taire, l’index posé contre sa bouche. Puis avec ce même doigt, lui indiqua quelque chose face à eux.
Il se tenait là, à une dizaine de mètres des trois hommes, debout sur ses pattes arrières, la tête et le corps faces à eux, le regard vif, les mâchoires fermées, le museau long et étroit surmonté d’une crête partant des naseaux et s’incurvant au-dessus des orbites oculaires, la crête était rouge vive, le reste du corps tirant sur le bleu, et le violet sur la nuque, le dos, et le dessus de la queue. Il portait ses bras bien en avant, les mains aux doigts griffus se faisant face. Sa respiration était saccadée. La créature devait bien mesurer trois mètre de long.
Il les observait, hochant la tête de droite et de gauche, un peu à la manière d’un oiseau, les paupières fonctionnant à plein régime, la queue se balançant tranquillement. Il semblait curieux, sans doute peu habitué à une telle présence. Il continua son observation, sans ne montrer aucun signe d’agressivité, il n’avait pas l’air de vouloir attaquer, juste d’observer ces étrangers.
 
 - Je vous présente Procératosaurus Bradleiy. Fit doucement Arnold.
 
- Prodigieux. Souffla Nikos, encore une fois totalement émerveillé.
 
- Ne bougeons pas.
 
 
Il ne bougèrent pas, l’animal non plus d’ailleurs. Il restait là, répétant ses mouvements saccadés de la tête, il n’émit pas un son, on entendait juste légèrement sa respiration.
Une mouche vint interrompre sa quiétude en venant tourner autour de ses  narines. Il secoua vigoureusement la tête, visiblement agacé. Il baissa alors la tête, se cachant les naseaux à l’aide de son antérieur gauche. Cela lui donnait presque l’air d’un petit chiot, d’un animal mignon. Il éternua avec vigueur, éjectant un peu de liquide transparent de ses narines. La mouche était visiblement entrée à l’intérieur. Il fit un nouveau raclement, éjectant encore un peu de liquide, puis il releva la tête. Il s’ébroua, allant bien mieux. Il avait dû réussir à faire sortir la mouche. Du liquide coulait sur le bout de son museau, lui donnant un air comique.
A cet instant, quelque chose de petit et de long lui passa en courant juste sous les yeux, il tourna la tête dans la direction où était partie la petite créature, ouvrit la gueule et émit un cris très aigüe et sifflant, avant de détaler à sa poursuite, disparaissant dans les fourrés.


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